• Météo de St Quentin

    Click for Saint-Quentin, France Forecast
  • Nombre de visites

  • Nos partenaires

    Notre partenaire

  • lecreuset

  • auchan

  • mac donald

  • Imprimerie Legrand

  • ACPI St Quentin

    acpi

Les fractures de fatigue

Posté par acpi le 27 janvier 2008

Avertissement : les informations données sur ce blog ne peuvent en aucun servir de prescription médicale.

Fractures

Les fractures de fatigue chez le coureur à pied sont quasi exclusivement localisées au niveau de l’appareil porteur, c’est-à-dire les membres inférieurs et le bassin…

MECANISMES DES FRACTURES DE FATIGUE

Les membres inférieurs et le bassin subissent, lors de la course à pied, de multiples contraintes mécaniques résultant des forces de gravité, les contraintes dynamiques étant nettement supérieures aux contraintes statiques. En effet, le pied du coureur entre en collision avec le sol 300 à 500 fois par km (suivant la longueur de la foulée), avec une force de 3 à 8 fois le poids du corps. Une partie de l’impact est absorbé par la chaussure, le pied et la cheville. Le reste est transmis dans une proportion variable aux genoux, au bassin et à la colonne lombaire.

Une fracture de fatigue survient sur un os sain, non fragilisé, à la suite de microtraumatismes répétés. L’os sain réagit habituellement à une agression mécanique répétitive en s’hypertrophiant, en créant ainsi une zone de plus grande résistance, compensant l’augmentation progressive des contraintes afin d’éviter la rupture osseuse. Par contre, si la contrainte mécanique est inhabituelle ou trop brutale, il en résulte un déséquilibre entre le remodelage osseux lent et l’intensité des forces exercées sur l’os aboutissant à la fracture.

CAUSES LES PLUS FREQUENTES

Les causes les plus fréquemment rencontrées au cours des fractures de fatigue sont :

  • Des entraînements sur des surfaces plus dures ;

  • De trop longues distances chez des coureurs novices, mal préparés, ou des distances d’entraînement supérieures à 100 km par semaines chez des coureurs entraînés ;

  • Une augmentation brutale de l’intensité et de la durée de l’entraînement ;

  • Une modification de la qualité de l’entraînement avec introduction de séances de vitesse ;

  • Le port de chaussures défectueuses ou un changement de chaussures plus rigides ;

  • Le rôle favorisant d’une inégalité de membres inférieurs ou de troubles statiques tel que le genu varus ou valgus (désaxation interne ou externe de la jambe par rapport à la cuisse), l’hyper pronation ou l’hyper supination des pieds.

LOCALISATION DES FRACTURES DE FATIGUE

1 - Au niveau du bassin

Les fractures des branches ischio et ilio-pubiennes sont les plus fréquentes et les plus spécifiques de la course à pied. Elles touchent préférentiellement les femmes. Elles se traduisent par l’apparition plus ou moins brutale d’une douleur du creux de l’aine, de la fesse et du haut de la cuisse qui s’intensifie progressivement pour entraîner l’arrêt de la course à pied et être à l’origine, parfois, d’une douleur permanente avec boiterie. A l’examen, l’appui monopodal est impossible du côté douloureux et on retrouve un point excessivement douloureux de la branche pubienne. La radiographie est le plus souvent normal, au moins au début. La scintigraphie osseuse pourra confirmer le diagnostic. Le traitement repose sur un repos sportif de 2 à 6 mois avec reprise progressive de la course à pied.

Les fractures de fatigue du sacrum et de l’aile iliaque peuvent se rencontrer mais beaucoup plus rarement.

2 - Au niveau du fémur

Le plus souvent, il s’agit de fractures du col fémoral, exceptionnellement de la diaphyse fémorale. Elles présentent les mêmes caractéristiques cliniques que les fractures des branches pubiennes, mais la mobilisation de la hanche est douloureuse et limitée alors qu’elle est indolore et normale dans les fractures des branches pubiennes. Le traitement consiste en une mise en décharge au lit suivi d’un repos sportif de 2 à 4 mois. Parfois, la chirurgie s’avère nécessaire.

3 - Au niveau de la jambe

Les fractures du tiers inférieur du péroné (encore nommées « runner’s fractures») sont de loin les plus fréquentes et l’apanage du coureur qui a une pronation excessive. Elles se manifestent par l’apparition d’une douleur de la région malléolaire externe au cours du jogging, allant en s’aggravant. Le diagnostic radiographique peut être fait rapidement et le traitement consiste en une mise au repos du joggeur pendant 4 à 6 semaines, précédée parfois d’une suppression de l’appui par cannes-béquilles.

Les fractures du tibia ne sont, néanmoins, pas rares. Elles sont plus fréquentes chez les hommes et peuvent se localiser sur tous les segments du tibia. Les fractures du tiers moyen font souvent suite à une périostite tibiale antérieure (Inflammation de l’enveloppe de l’os) négligée. Elles se manifestent par des douleurs de plus en plus intenses au cours de la course à pied aboutissant à l’arrêt de l’activité sportive. La radiographie est peu parlante au début, la scintigraphie osseuse confirmera le diagnostic. Le traitement est identique aux fractures du péroné.

4 - Au niveau du pied

Les localisations les plus fréquentes sont les métatarsiens et les sésamoïdes du gros orteil.

L’amélioration de la qualité des chaussures de jogging a fait nettement régresser ces fractures pour reporter les contraintes plus haut sur le tibia et le péroné. Elles sont favorisées par des troubles statiques du pied.

La fracture de fatigue des métatarsiens est la plus fréquente des fractures de fatigue diaphysaire. Elle touche essentiellement les 2ème, 3ème et 4ème métatarsien et se manifeste par une douleur du dos du pied de plus en plus intense au cours de la course à pied obligeant à stopper. Un point douloureux exquis est souvent retrouvé à la palpation des métatarsiens. Les hyper pronateurs peuvent présenter des fractures du premier métatarsien, les hyper supinateurs du 5ème métatarsien. Le diagnostic est confirmé par la scintigraphie et l’IRM. Le traitement impose la mise au repos et la mise en décharge du membre inférieur, parfois la mise en place d’un plâtre.

Tous les autres os du pied peuvent être touchés de manière plus rare mais il faut y penser. La fracture de fatigue du calcanéum se rencontre surtout chez le marcheur mais peut se voir chez le joggeur présentant un gros pied creux avec attaque importante du talon.

EN CONCLUSION

Les fractures de fatigue sont une pathologie qui est loin d’être exceptionnelle chez le coureur à pied. Elle est le plus souvent consécutive à un changement brutal de la pratique du jogging ou au port de chaussures usagées ou mal adaptées.

En prévention, il faut conseiller de pratiquer une grande partie de l’entraînement sur terrain souple (sous bois ou chemin de terre), d’augmenter très progressivement, en vue d’une compétition, la durée et l’intensité de l’entraînement et surtout de porter une paire de running adaptées.

Dr Ph. CARDOT

 

Randonnées Joëlettes en Ess... |
gagnymonclub |
football club lespinasse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | administrablog
| Ligue 1 orange
| Aviron Union Nautique de Lyon